6. Le Polygraphe Poétique (L’Éditeur de Vérités Inutiles)
Identités dominantes : Graffim (le trait) & Tedrub (la lutherie technologique)
Le Concept : Un atelier collaboratif et une performance où l’on hybride le corps humain avec des déchets électroniques (imprimantes cassées, vieux scanners, jouets électroniques).
Le Concept : Une machine d’apparence très sérieuse, presque médicale ou administrative, équipée de capteurs biométriques (pouls, conductivité de la peau). Le visiteur s’assoit et répond à un questionnaire absurde et intimiste (ex: “De quelle couleur est votre lundi ?”, “Avez-vous déjà menti à une plante verte ?”).
L’Hybridation Technologique : Au lieu de détecter le mensonge, les réactions physiologiques de l’humain interagissent avec les composants technologiques pour diriger un bras articulé (plotter de découpe ou table traçante). Les hésitations, les rires ou le stress du participant génèrent des trajectoires complexes, des saccades (tektek) ou des aplats de couleurs (mr paint).
Le Sens de l’Art & Dada : La machine imprime un “Certificat d’État d’Âme” officiel, tamponné, numéroté, mais dont le contenu visuel est totalement abstrait et indéchiffrable. L’art joue ici le rôle de traducteur d’une humanité complexe que la technologie cherche habituellement à quantifier et à simplifier. C’est le triomphe de la nuance humaine sur le code binaire.


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